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Youtube et Instagram : les 2 plus gros growth-hacks de l’histoire (le premier est passé inaperçu)

By Robin

Parlons de YouTube…

Oui, YouTube est on ne peut plus loin du statut de start-up aujourd’hui, j’en suis conscient.

(C’est le 3ème site web le plus visité au monde tout de même !)

Toutefois, ils m’ont violemment impressionné avec un petit changement introduit en 2014…

Un petit changement d’une efficacité inouïe qui m’a bien fait sourire puisqu’on sent clairement la patte de génie des marketeux de Google — qui a acquis YouTube en 2006.

Ah… ils ont fait un bon bout de chemin depuis 2005 !

“Allez Robin, balance, ils ont fait quoi ?”

Et bien ils ont tout simplement posé la bonne question.

“Tu me cours sur le haricot avec tes bonnes questions, tu n’arrêtes pas d’en parler !”

Ola, attendez deux secondes avant de vous énerver.

Poser les bonnes questions, y réfléchir intensément, émettre une multitude d’hypothèses… est le moyen le plus sûr et le plus rapide d’atteindre n’importe quel but.

Mais attention : les questions, les réponses et les solutions seront différentes pour chaque entreprise et dépendront de toutes les variables qui la constituent.

Justement, prenons l’exemple de YouTube.

C’est parti.

YouTube : prendre du temps pour réfléchir efficacement avant d’agir… ou une vraie application de la loi de Pareto

22 milliards de visites par mois, des revenus générés par les publicités que vous pouvez “passer dans 3..2..1 seconde”…

Les réponses à “Comment est-ce que YouTube pourrait générer plus d’argent rapidement ?” sont clairement inhérentes à la nature du site.

Une petite session de brainstorming s’impose…

Solution 1 :  Encourager les visiteurs à partager plus de vidéos à travers les réseaux sociaux

Solution 2 :  YouTube pourrait mettre à profit son trafic déjà existant (= faire en sorte que plus d’utilisateurs cliquent plus sur les pubs ou regardent les pubs)

Solution 3 : YouTube pourrait essayer de convaincre plus d’entreprises d’investir dans son programme publicitaire (plus de client = plus de revenus)

Solution 4 : YouTube pourrait encourager ses clients existants à investir PLUS dans son programme publicitaire

Solution 5 : YouTube pourrait amener ses utilisateurs à revenir plus souvent sur youtube.com

Solution 6 : YouTube pourrait essayer de réduire son bounce-rate (= nombre de personnes qui quittent la page avant qu’elle n’ait fini de charger)

Voici en gros quelques options qui s’offrent à l’équipe de YouTube pour arriver à son but : “Générer plus de revenus rapidement”.

Attention : TOUTES les solutions sont intéressantes et méritent d’être abordées si le temps à disposition est illimité…

Mais on va dire que ce n’est pas le cas est que la direction ordonne “Il nous faut  X% plus de cash dans 2 mois !”

(Ce qui est très peu probable dans le cas de YouTube, mais s’il vous plaît, jouez le jeu)

Bref.

Notons maintenant les solutions par ordre de retour-surinvestissement (=ROI) afin de savoir sur laquelle se concentrer…

(il n’y a rien de scientifique dans les notes que j’attribue, c’est uniquement pour vous donner une idée)

Solution 1:  6/10 YouTube reçoit déjà énormément de trafic, 1 ou 2 milliards de plus ne changerait pas grand-chose.

Solution 2 : 9/10 YouTube reçoit 22 milliards de visites/mois. Augmenter ne serait-ce que d’1 % le nombre de gens qui regardent 2 vidéos au lieu d’une (= 2 pubs au lieu d’une) serait ultra-lucrative. Ils sont déjà présents, il suffit de les pousser dans la bonne direction.

Solution 3 : 5/10 Idée moyenne, puisque des efforts sont déjà faits à ce niveau (campagnes publicitaires). Les gros publicitaires utilisent presque tous YouTube, essayer de recruter les petits qui ne le font pas n’est pas nécessairement la première piste à explorer.

Solution 4 : 8/10 très bonne idée, puisqu’il est en moyenne 8 fois moins cher d’amener un client existant à une nouvelle transaction que de trouver un nouveau client. Améliorer la communication avec les publicitaires existants et les amener à dépenser plus à l’aide de bon copywriting est une piste à explorer.

Solution 5 : 2/10 YouTube est déjà très sticky par nature (= les personnes utilisant YouTube n’y vont pas qu’une fois, ils y reviennent), essayer de le rendre encore PLUS indispensable n’a pas forcément un bon ROI.   

Solution 6 : 3/10 l’idée de réduire la bounce-rate est très bonne, toutefois la bounce-rate de YouTube étant déjà trèèèèès faible (24 %), l’optimiser encore plus semble difficile. Pas impossible, certes, mais difficile.

Prioritiser (oui, je vais devoir écrire à l’Académie française pour faire passer ce mot) de la sorte permet de TOUJOURS sur concentrer sur les stratégies les plus efficaces et les plus rapides à mettre en place.

Le but : un retour sur investissement MAXIMAL

Devinez ce que les petits marketeux de YouTube ont fait après une telle réflexion (qui s’apparente beaucoup au quant-based marketing prônée par Noah Kagan)

Ils ont implanté la solution 3 !

Comment ? Et bien tout simplement en utilisant une fonction dont abusent des sites d’e-commerce un peu lourd…

Mais qui est moins gênante quand c’est YouTube qui l’applique (qui peut même s’avérer cool en soirée !)

“Ah, je pense savoir de quoi tu parles…”

Bien sûr que vous savez !! Impossible de rater ce petit bijou si vous avez déjà était sur youtube.com

J’ai nommé : l’AUTOPLAY !

À la fin du temps de chargement, une nouvelle vidéo sera lancée ! (Je sais, je sais…ne nous attardons pas sur mes goûts musicaux)

Facile et peu cher à mettre en place, augmente exponentiellement le nombre de vidéos vues (et donc de publicité vue) par utilisateurs… 

Bref, un retour-surinvestissement énorme pour quelques heures de travail.

Leçon :

  Vous connaissez sûrement la fameuse phrase de Lincoln “Si j’avais six heures pour couper un arbre, j’en passerais quatre à préparer ma hache”. Il en va de même lorsque vous essayez de trouver la manière la plus rentable et efficace d’augmenter une des métriques de votre business.

N’hésitez pas à passer des heures à identifier les bonnes questions, puisqu’y répondre aura un impact incroyabel sur la croissance de votre entreprise.

Instagram : comment profiter du succès d’autres plateformes et anéantir toute concurrence en ne réglant qu’un seul et unique problème 

Continuons d’appuyer à quel point la simplicité est importante en parlant un peu d’Instagram.

Qui a acquis ses 100 000 premiers utilisateurs en 7 jours et qui en compte à ce jour plus de 400 M de membres actifs…

Comment est-ce qu’une application, codée en 8 semaines par une petite équipe de moins de 10 personnes, a pu passer d’une valeur de 0 $ à 1 000 000 000 $ en moins de deux ans ?

Un bon nombre d’entre vous diront “ ils ont juste eu la bonne idée au bon moment…”, mais ce serait ignorer l’existence de multiple applications antérieures à Instagram, permettant de s’improviser photographe à l’aide de filtres.

Qu’est-ce qu’Instagram avait de plus que ces dernières pour croître de la façon ?

La simplicité d’utilisation +  une exposition sans pareille intégrée à l’application

Instagram est né en tant que simple application permettant de prendre de belles photos et de les partager avec des amis. RIEN DE PLUS.

Kevin Systrom, cofondateur, crée l’application puisqu’il trouve toutes les autres applications photo trop complexes et peu agréables à utiliser. Plutôt que d’intégrer une multitude de fonctionnalités, Systrom veut coder une application qui répond à un seul et unique besoin.

Il a plutôt bien réussi… (et cette couverture ne date que de 2012 !)

Une application facile, pertinente, qui résout un seul et unique problème : CHECK.

Ceci n’explique toutefois pas le succès énormissime de l’application.

Mais ce dernier a, encore une fois, pour fondement une simplicité consternante.

En effet, comment faire en sorte que l’application décolle une fois publiée ? 

Tout simplement en la montrant au plus grand nombre possible. Et quel est le meilleur moyen de faire cela ? Profiter du trafic immense d’autres sites !

Tout comme Dodocase qui profite directement du trafic d’Apple, Instagram est tout simplement venu se greffer aux réseaux sociaux prédominants de l’époque en proposant une intégration sans failles à ces derniers.

Ainsi, l’application a bénéficié d’une traction monstrueuse dès ses débuts.

Enfin, comme le produit était de qualité, la croissance fut exponentielle.

Leçon :

L’équipe d’Instagram a identifié une  opportunité d’exposition monstrueuse pour leur application et à tout donné pour l’exécuter correctement. À la différence d’autres applications, l’intégration d’Instagram a Facebook, Twitter, Foursquare ou encore Tumblr était léchée dès ses débuts (crashs quasiment inexistants, simplicité absolue dans la publication de photos cross-plateforme) rendant son utilisation un must pour les millions et millions d’utilisateurs des réseaux sociaux.

Comme disait Jordan Belfort : ” If you want someone to do something, make not doing it seem like the dumbest idea possible AND make taking the action as easy as possible.”

Bref : Un produit simple et de qualité + une grosse exposition à un public intéressé  = the sky is the limit

Si votre produit répond au besoin d’une audience X et que vous avez les moyens de le présenter à cette audience, tout ce qui limitera votre croissance est la taille de l’audience X et votre capacité à la persuader de l’utilité de votre produit.

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